Code de conduite


Code de conduite en Allemagne

Cinq choses à garder à l’esprit si vous voulez travailler en Allemagne.

Bien entendu, une apparence appropriée et des manières correctes sont attendues dans la vie professionnelle. Mais qu’est-ce qui est particulièrement important en Allemagne?

Des hiérarchies plus plates 
dans de nombreux pays, les structures hiérarchiques s’appliquent à la vie professionnelle. « Le patron ne délègue pas la responsabilité mais les tâches. » En Allemagne, la plupart des entreprises sont organisées de manière moins hiérarchique. Un travail indépendant est requis. Le superviseur donne à l’employé la responsabilité d’une tâche ou d’un projet et compte sur lui pour tout faire de la manière appropriée. En cas de problème, l’employé donne un retour d’information à temps.

Travail et vie privée
En Asie, en Afrique, en Amérique du Sud et en Europe du Sud-Est, la vie professionnelle est souvent axée sur les groupes. En Allemagne, les collègues ont tendance à séparer travail et vie privée. Beaucoup de gens qui viennent ici sont donc seuls. Ils ont peu de chance d’établir des contacts privés par le travail.

Contact visuel et poignée de main
En guise de salutation, les partenaires commerciaux se serrent la main, mais en dehors de la poignée de main, la manipulation sur le lieu de travail est inappropriée. Cependant, se regarder dans les yeux est tout à fait normal en Allemagne et attire l’attention.

Fiabilité
Les Allemands s’attendent à ce que tous les participants arrivent à l’heure et soient préparés pour une réunion. Si vous ne pouvez pas, vous devriez le dire. Les Allemands ont des structures intériorisées, elles tiennent leurs promesses et leurs délais.

Communication directe
Les Allemands cultivent généralement une discussion factuelle dans la vie professionnelle. Les conversations de travail sont axées sur le contenu; après une brève petite conversation, vous arrivez rapidement au point. Les Allemands veulent vous convaincre avec des compétences et par conséquent leur montrer. C’est ainsi qu’ils développent la confiance ».
conseil: ne pas prendre la critique au niveau factuel personnellement

La prononciation en allemand


La prononciation allemande 😎

🙅‍♀️🙅‍♂️
Lorsque vous commencez à apprendre la prononciation allemande, cela peut être intimidant. Il y a beaucoup de mythes sur la langue allemande. Les gens disent à quel point c’est difficile et laid, et à quel point c’est différent des langues comme l’anglais.
🇩🇪🇬🇧
Mais beaucoup de gens ne réalisent pas que l’anglais est une langue germanique! C’est la raison pour laquelle tant de mots et de sons se ressemblent – nos langues ont évolué à partir de la même langue ancestrale que la leur.
🔠
Le plus simple et le meilleur endroit pour commencer à maîtriser la prononciation allemande est l’alphabet allemand. Lorsque vous savez comment chaque lettre est prononcée, les choses deviennent beaucoup plus faciles. Rappelez-vous simplement que cette prononciation change un peu lorsque l’une de ces lettres est jumelée!

Commencez par écouter chacune des lettres et en suivant le tableau ci-dessous

De plus, la meilleure chose à faire est que les mots allemands sont prononcés comme ils ont été écrits, avec peu de variation.
🙄
L’allemand est vraiment célèbre pour ses mots ridiculement longs. Le mot le plus long de la langue est Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz (qui fait référence à la «loi sur la délégation du contrôle de l’étiquetage de la viande bovine»). C’est une bouchée, même pour les locuteurs natifs!
👀
Mais malgré l’effroi que peuvent avoir ces mots composés, ils ne sont pas difficiles à prononcer. N’importe quel long mot allemand est probablement composé de plusieurs minuscules mots allemands. Ça équivaut à dire «lemagnifiquepapillongracieux» au lieu de «le magnifique papillon gracieux».
✂️
Ainsi, lorsque vous rencontrez un mot long en allemand pour la première fois, tracez des lignes à travers chacune des syllabes pour le diviser en morceaux plus petits, puis essayez de prononcer chaque morceau seul. Éventuellement, vous pourrez combiner les différentes syllabes et prononcer le mot entier ensemble.
🎙
Quand il s’agit de maîtriser la prononciation dans n’importe quelle langue, l’essentiel est la pratique, la pratique et encore davantage. En travaillant votre allemand, vous constaterez que votre compréhension augmente par vagues. Au cours du premier mois, vous apprendrez beaucoup! Mais alors, les choses pourraient se stabiliser et vous ne remarquerez peut-être plus de changements monumentaux avant six mois ou un an.
💪
La chose la plus importante est de ne pas abandonner et de continuer à essayer d’améliorer votre prononciation allemande.
🤪
Un peu de fun. Un excellent humouriste allemand Harpe Kerkeling s‘est amusé avec la langue et la réputation allemande de l‘allemand ‚à l‘étranger. (Écoutez tout même si vous ne maîtrisez pas son speech en allemand 😇)

10 tips for doing business in Germany


10 tips for doing business in Germany

« If we apply the French recipes to establish in Germany, we will not get there … » This is the warning issued by Frédéric Munch, associate director of CXP Group, consulting and analysis firm in the software domain, during the Franco-German Digital Meetings organized by Syntec Numérique.

If Germany cultivates its attractiveness and its assets, the country, for a French company that seeks to export or a tricolor start-up in search of new markets, can not be approached by chance, without asking the right questions or knowing the characteristics of this market characterized, in particular, by the dynamism of its midsize companies.

  1. Choose your location according to your sector of activity
  2. Grow your networks locally
  3. Germanize your company
  4. Adapt your commercial approach
  5. Prefer to recruit experienced people
  6. Developing your approach to recruitment interviews
  7. Prioritize the experience
  8. Address the subtleties of German labor law
  9. Going to the salons and exhibitions
  10. Budgeting your implementation project

1. Choose your location according to your sector of activity

This is not a discovery: Germany, unlike France, is a very decentralized country. Rather than a capital and a region of Ile-de-France encompassing entire sectors of economic activity, it is distinguished by a multiplicity of « clusters », that is to say, poles of activity angled on large sectors – energy transition , connected home, industry 4.0 … – 67 precisely.

That’s why, far from the idea of ​​going to Berlin, the capital, at all costs, « the entrepreneur must choose according to its segments », advocates Raphaël Goldstein, Director France promotion of investment at GTAI Paris , Franco-German point of contact for the cooperation of clusters. The future location will depend primarily on the objectives of his company and his sector.

2. Grow your networks locally

Beyond the importance of its manufacturing sector and the dynamism of its mid-cap companies, Germany is also characterized by its federalism. « Germany is full of small towns, where everyone knows each other, » says Frederic Munch (CXP Group) « A regional presence is important according to your goal, you have to be present in the region and be the same « . Important, and even primordial. This is where you have to make yourself known, to gain credibility, strengthen your ability to find support and business opportunities. This networking work is essential if you want to give your business every chance to grow sustainably.

3. Germanize your company

In Germany, business is done not in English, but in German. « You need to get as much of your business as possible, » says Violaine Terreaux, Head of Technology and Services at Business France in Düsseldorf.

In other words: plan commercial media in German, employees comfortable with the language of Goethe, an address on the territory. In addition, preferably use sales representatives who understand the decision-making process, time management or the structuring of the country’s own business market. So many codes whose mastery will enhance your efficiency.

4. Adapt your commercial approach

During a business meeting, a German contact will be quick to ask for customer references. To satisfy it, do not just quote a few names, however prestigious they may be. « You have to be precise, concrete, put forward facts, » says Frédéric Munch (CXP Group).

Moreover, while in France, having worked with the competitor of a prospect is sometimes prohibitive, in Germany on the contrary, this experience is rather seen positively.

In addition, Germans are known to be « concerned about certifications, patents », says Violaine Terreaux (Business France). Even if certification methods differ between France and Germany, it seems advisable to put it forward if your products are concerned.

Another point of vigilance: no question, as is sometimes seen in France, to put weeks to meet the demand of a prospect. « Be reactive, when a prospect asks you, answer him in two days, » says the expert.

Finally, your salespeople will first have to contact the operational staff, who, once convinced by the product, will be able to promote it to their general management.

5. Prefer to recruit experienced people

Finding qualified employees is a particularly delicate business in Germany. « The job market is in tension, » observes Frédéric Berner, Deputy Director General of the French Chamber of Commerce in Germany.
It would be missing, for example, 100,000 engineers in the country. A real handicap for French companies who want to start in this area, especially since they do not have the power of attraction of their German counterparts …

In this context, « It is better to first look for people with luggage, network, experience, » advises the expert. This implies, however, he warns, that the proposed wages must follow. For example, a confirmed business developer can claim 70,000 euros gross annual salary (excluding variable and benefits like the car).

Why not, also, call for a VIE (Volontariat International en Entreprise)? Provided, however, that it corresponds to your needs. VIEs are almost 9800 currently in Germany. The characteristics of this type of contract are threefold: « no contractual relationship between the company and the VIE, no social charges and administrative, social and legal management supported, » lists Eléonore Hurault de Ligny, project manager partnerships LIFE at Business France. On the financial side, « a 12-month mission in Germany costs around € 25,000, including allowances, management and social protection costs, » adds the expert.

And quote the platform Civiweb allowing candidates to find recruiters and companies to put forward their offers.

6. Developing your approach to recruitment interviews

Beyond appealing to experienced people, it is also, to succeed recruitment, to ensure reassurance candidates.

The Germans, indeed, would be famous for not having a taste for risk. « It will be necessary to say who one is, which bases its specificity », explains Frédéric Berner (French Chamber of Commerce in Germany). And to continue: « the product is the center of everything.
More than marketing, more than people « .

In terms of CV, the uses, too, differ. « The CV is not condensed on a page but can do three or four, » says Frederic Berner. It includes appendices delivered by the previous employer on the missions of the person, how it carried them out, if it gave satisfaction. « The game is to say yes, » says the expert. Quit to support his compliments, for a particularly efficient employee.

7. Prioritize the experience

Another difference of approach: while in France the weight of schools and diplomas remains preponderant even for a candidate already largely experienced, it is much less the case in Germany, for which the training course is gradually put in the background .
Still, the training system is not at all identical. « There is no business school in the business school sense of the term, commercial qualities are acquired with experience.
This system trains people who are less hunters and more breeders, « says Frédéric Berner, adding, » many people are coming up in companies with learning. « 

8. Address the subtleties of German labor law

« Labor law in Germany can be very unpleasant … » warns Roman Frik, a lawyer specializing in labor law at Vogel & Partner.

One of the main differences concerns the uses of works councils. While in France the creation of an EC is mandatory from 50 employees, in Germany, it is an option, and this concerns structures from 5 employees. « Employees to start the movement, says the lawyer.The employer can not refuse.A him to create a pleasant atmosphere so that employees do not wish to create one.
Moreover, by virtue of a right to co-determination, the entrepreneur decides with the works council. If no agreement is found on a subject, for example overtime, it can not succeed.
On working time there is no law in Germany like the 35 hours. Below 48 hours, working time is negotiable with employees.
In terms of charges, « you can never pay more than 13,000 euros in employer costs per year and per employee, » said his side Frederic Berner (French Chamber of Commerce in Germany).

9. Going to the salons

CeBIT for IT in Hanover, IFA (electronics) in Berlin, IAA (automobile) in Frankfurt … « Two-thirds of leading trade fairs take place in Germany, » says Ulrike Mayer, head of trade fairs in the Franco-German Chamber of Commerce and Industry.

These events (listed online in a dedicated database) are essential to establish contacts and business in the territory.

To participate, a preparation « a year in advance » appears necessary to the expert, who recommends starting by visiting the exhibition and, if the target audience is at the rendezvous, to begin, only then, the registration procedures.

To expose, it is better, a priori, the grouped play. « Exhibitors take booths of 150 m2 If you arrive with 9m2, we will not see you … », warns Violaine Terreaux (Business France).

And the expert to put forward the pavilions France set up by the organization, where SMEs can be welcomed to present their solutions. Proof that, despite their huge size, the salons are accessible to all profiles.

For example, for a first-time exhibitor and a turnkey stand, « the average budget starts at 2000 euros, » says Ulrike Mayer (Franco-German Chamber of Commerce and Industry).

10. Budgeting your implementation project

« Setting up your company in Germany is not very expensive, for 5000 euros everything can be put in place ». This is what Frédéric Berner (French Chamber of Commerce in Germany) assures.
Still, these are not the only costs to be incurred, far from it.
By counting 70 k € annually for the hiring of a business develop, its variable (the variables being proportionally less important than in France), 13 k € of charges, a car, the salons, « below 120 to 130 k € for the first year, it’s too fair, « says the expert.

[Testimony]

« How do I do business in Germany? » Marc Lott is Managing Director of Actimage GmbH, an engineering, computer and multimedia services company based in France, Germany, Switzerland and Luxembourg.

Based, among others, on the French border, he stressed the importance of finding, for an entrepreneur who would like to follow the same path, the appropriate base. « Look what you have to offer and go where it fits, » advises the leader. It will take a long time to get into local networks and find opportunities.
To form his team, he surrounded himself with Germans « not to make foolishness ».
Moreover, he himself learned the language, which he did not speak when he arrived in the country. Among other qualities, « the bicultural aspect is fundamental, » he says, « you need people who can understand both cultures. » Cooperation between entrepreneurs In a tense job market, he, like many entrepreneurs, has experienced the difficulties inherent in this type of context. « It’s hard to find good profiles – there are not enough people trained in IT.
Also, you have to look for it, sell your vision. To do this, never pass an ad, it is useless: enter the networks. As an entrepreneur, you have to spend a lot of time in the networks. Little by little, we will help you. There is a lot of cooptation between entrepreneurs, « he says.

On the commercial side, he confirms that a client meeting can not be improvised. « You have to be much more precise in the preparation, to know what you are going to talk about, to have your road map, to stick to the points of the meeting, in order ». No need to count seducing his interlocutor without a solid file. « Customers need to see projects you have done.
At first, I landed a project worth more than a million euros without being asked for my turnover. « A project that he believes he probably would not have won in France.
To develop his business, he participated in exhibitions. « You have to target them, that does not mean to be present as an exhibitor but to get out there, to have the feeling, » he says. Former exhibitor at Cebit, he does not intend to reproduce the experience: « You will not do business.The people who know each other greet each other, » he regrets. So many ways to be recognized and become a preferred partner. « My partner opened my address book after five years … », says the manager

10 conseils pour faire du business avec l’Allemagne


10 conseils pour faire du business avec l’Allemagne

« Si on applique les recettes françaises pour s’implanter en Allemagne, on n’y arrivera pas… » C’est l’avertissement lancé par Frédéric Munch, directeur associé de CXP Group, cabinet d’analyse et de conseil dans le domaine des logiciels, lors des Rencontres franco-allemandes du numérique organisées par le Syntec numérique.

Si l’Allemagne cultive son attractivité et ses atouts, le pays, pour une entreprise française qui cherche à exporter ou une start-up tricolore en quête de nouveaux marchés, ne peut être abordé au hasard, sans se poser les bonnes questions ni connaître les spécificités de ce marché caractérisé, notamment, par le dynamisme de ses entreprises de taille intermédiaire.

1. Choisir son implantation en fonction de son secteur d’activité

Ce n’est pas une découverte : l’Allemagne, contrairement à la France, est un pays très décentralisé. Plutôt qu’une capitale et une région francilienne regroupant des pans entiers de l’activité économique, elle se distingue par une multiplicité de « clusters », c’est-à-dire des pôles d’activité anglés sur de grands secteurs – transition énergétique, maison connectée, industrie 4.0… – 67 précisément.

Voilà pourquoi, loin de l’idée de se rendre à Berlin, la capitale, à tout prix, « le chef d’entreprise doit choisir en fonction de ses segments », préconise Raphaël Goldstein, directeur France promotion de l’investissement à GTAI Paris, point de contact franco-allemand pour la coopération des clusters. L’implantation future dépendra en premier lieu des objectifs propres à son entreprise et à son secteur.

2. Cultiver ses réseaux en local

Au-delà de l’importance de son secteur manufacturier et du dynamisme de ses ETI, l’Allemagne se caractérise aussi par son fédéralisme. « L’Allemagne, c’est plein de petites villes, où tout le monde se connaît, déclare Frédéric Munch (CXP Group). Une présence régionale est importante en fonction de votre objectif. Il faut être présent en région et être du même moule ». Important, et même primordial. C’est là en effet que vous devez vous faire connaître, pour gagner en crédibilité, renforcer votre capacité à trouver des appuis ainsi que des opportunités de business. Ce travail de networking est incontournable si vous souhaitez donner à votre entreprise toutes les chances de se développer de façon pérenne.

3. Germaniser son entreprise

En Allemagne, les affaires se font non pas en anglais, mais en allemand. « Il faut que vous germanisiez le plus possible votre entreprise », explique Violaine Terreaux, chef de pôle Tech et Services chez Business France à Düsseldorf.

Autrement dit : prévoyez des supports commerciaux en allemand, des salariés à l’aise avec la langue de Goethe, une adresse sur le territoire. Par ailleurs, faites de préférence appel à des commerciaux capables de comprendre les processus de décision, la gestion du temps ou encore la structuration du marché des entreprises propre au pays. Autant de codes dont la maîtrise renforcera votre efficacité.

4. Adapter son approche commerciale

Lors d’une réunion commerciale, un interlocuteur allemand sera prompt à demander des références client. Pour le satisfaire, ne vous contentez pas de citer quelques noms, aussi prestigieux soient-ils. « Il faut être précis, concret, mettre en avant des faits », avance Frédéric Munch (CXP Group).

Par ailleurs, alors qu’en France, avoir travaillé avec le concurrent d’un prospect s’avère parfois rédhibitoire, en Allemagne au contraire, cette expérience est plutôt vue positivement.

Par ailleurs, les Allemands sont réputés pour être « soucieux de certifications, de brevets », indique Violaine Terreaux (Business France). Même si les modes de certification diffèrent entre la France et l’Allemagne, il apparaît judicieux de le mettre en avant si vos produits sont concernés.

Autre point de vigilance : pas question, comme cela se voit parfois en France, de mettre des semaines à répondre à la demande d’un prospect. « Faites preuve de réactivité. Quand un prospect vous sollicite, répondez-lui en deux jours », préconise l’experte.

Enfin, vos commerciaux devront d’abord toucher les opérationnels, qui, une fois convaincus par le produit, pourront eux-mêmes en faire la promotion auprès de leur direction générale.

5. Préférer recruter des personnes expérimentées

Trouver des employés qualifiés se révèle outre Rhin une affaire particulièrement délicate. « Le marché de l’emploi est en tension », observe Frédéric Berner, directeur général adjoint de la Chambre de Commerce Française en Allemagne.
Il manquerait, par exemple, 100 000 ingénieurs dans le pays. Un vrai handicap pour les entreprises françaises qui veulent démarrer dans cette zone, d’autant que celles-ci n’ont pas le pouvoir d’attraction de leurs homologues allemandes…

Dans ce contexte, « Il vaut mieux d’abord chercher des gens ayant du bagage, du réseau, de l’expérience », conseille l’expert. Ce qui implique toutefois, avertit-il, que les salaires proposés doivent suivre. A titre d’exemple, un business developer confirmé peut prétendre à 70 000 euros de salaire brut annuel (hors variable et avantages comme la voiture).

Pourquoi ne pas, non plus, faire appel à un VIE (Volontariat International en Entreprise)? A condition toutefois que cela corresponde à vos besoins. Les VIE sont près de 9800 en poste actuellement en Allemagne. Les caractéristiques de ce type de contrat sont triples : « pas de lien contractuel entre l’entreprise et le VIE, pas de charges sociales et une gestion administrative, sociale et juridique prise en charge », énumère Eléonore Hurault de Ligny, chef de projets partenariats VIE chez Business France. Côté financier, « une mission de douze mois en Allemagne revient à environ 25 k€ incluant les indemnités, les frais de gestion et de protection sociale », ajoute l’experte.

Et de citer la plateforme Civiweb permettant aux candidats de trouver des recruteurs et aux entreprises de mettre en avant leurs offres.

6. Faire évoluer son approche des entretiens de recrutement

Au-delà de faire appel à des personnes expérimentées, il s’agit aussi, pour réussir son recrutement, de faire en sorte de rassurer les candidats.

Les Allemands, en effet, seraient réputés pour ne pas avoir le goût du risque. « Il faudra dire qui on est, ce qui fonde sa spécificité », explique Frédéric Berner (Chambre de Commerce Française en Allemagne). Et de poursuivre: « le produit est le centre de tout.
Plus que le marketing, plus que les personnes ».

En termes de CV, les usages, aussi, diffèrent. « Le CV n’est pas condensé sur une page mais peut en faire trois ou quatre », détaille Frédéric Berner. Il comporte des annexes livrées par l’employeur précédent sur les missions de la personne, comment elle les a réalisées, si elle a donné satisfaction. « Le jeu est de dire oui », indique l’expert. Quitte à appuyer ses compliments, pour un salarié particulièrement performant.

7. Privilégier l’expérience

Autre différence d’approche : alors qu’en France le poids des écoles et des diplômes reste prépondérant même pour un candidat déjà largement expérimenté, c’est beaucoup moins le cas en Allemagne, pour qui le parcours de formation est progressivement remisé au second plan.
Reste que le système de formation n’est pas du tout identique. « Il n’existe pas d’école de commerce au sens business school du terme. Les qualités commerciales s’acquièrent avec l’expérience.
Ce système forme des gens moins chasseurs et plus éleveurs », analyse Frédéric Berner. Par ailleurs, « beaucoup de gens arrivent haut dans les entreprises par l’apprentissage ».

8. Se pencher sur les subtilités du droit du travail allemand

« Le droit du travail en Allemagne peut être très désagréable… », avertit d’emblée Roman Frik, avocat spécialisé en droit du travail chez Vogel & Partner.

Une des principales différences porte sur les usages en matière de comité d’entreprise. Alors qu’en France la création d’un CE est obligatoire à partir de 50 salariés, en Allemagne, c’est une option, et cela concerne les structures dès 5 salariés. « Aux salariés de lancer le mouvement, précise l’avocat. L’employeur ne peut pas refuser. A lui de créer une ambiance agréable pour que les collaborateurs ne souhaitent pas en créer un ».
Par ailleurs, en vertu d’un droit à la codétermination, le chef d’entreprise décide avec le comité d’entreprise. Si aucun accord n’est trouvé sur un sujet, par exemple les heures supplémentaires, celui-ci ne peut pas aboutir.
Sur le temps de travail, il n’existe en Allemagne aucune loi comme celle des 35 heures. En dessous de 48 heures, le temps de travail est négociable avec les salariés.
En termes de charges, « vous ne pouvez jamais payer plus de 13 000 euros de charges patronales par an et par salarié », souligne de son côté Frédéric Berner (Chambre de Commerce Française en Allemagne).

9. Se déplacer sur les salons

Le CeBIT pour l’informatique à Hanovre, l’IFA (électronique) à Berlin, l’IAA (automobile) à Francfort… « Deux tiers des salons leaders se déroulent en Allemagne », revendique Ulrike Mayer, responsable des foires et salons à la Chambre franco-allemande de Commerce et d’Industrie.

Ces manifestations (répertoriées en ligne dans une base de données dédiée) apparaissent incontournables pour nouer des contacts et faire du business sur le territoire.

Pour y participer, une préparation « un an à l’avance » apparaît nécessaire à l’experte, qui préconise de commencer par visiter le salon visé et, si le public cible est au rendez-vous, d’entamer, seulement alors, les démarches d’inscription.

Pour exposer, mieux vaut, a priori, la jouer groupé. « Les exposants prennent des stands de 150 m2. Si vous arrivez avec 9m2, on ne vous verra pas… », avertit Violaine Terreaux (Business France).

Et l’experte de mettre en avant les pavillons France mis en place par l’organisme, où les PME peuvent être accueillies pour présenter leurs solutions. Preuve que, en dépit de leur immense taille, les salons sont accessibles à tous les profils.

A titre d’exemple, pour un primo exposant et pour un stand clé en main, « le budget moyen commence à 2000 euros », avance Ulrike Mayer (Chambre franco-allemande de Commerce et d’Industrie).

10. Budgétiser son projet d’implantation

« Monter sa société en Allemagne n’est pas très cher, pour 5000 euros tout peut être mis en place ». Voilà ce qu’assure Frédéric Berner (Chambre de Commerce Française en Allemagne).
Reste que ce ne sont pas les seuls frais à engager, loin de là.
En comptant 70 k€ annuels pour l’embauche d’un business déveloper, son variable (les variables étant proportionnellement moins importants qu’en France), 13 k€ de charges, une voiture, les salons, « au-dessous de 120 à 130 k€ pour la première année, c’est trop juste », indique l’expert.

[Témoignage]
« Comment je fais du business en Allemagne » Marc Lott est directeur général d’Actimage GmbH, une société de services en ingénierie, informatique et multimédia implantée en France, Allemagne, Suisse et Luxembourg.
Basé, entre autres, à la frontière française, il souligne l’importance de trouver, pour un entrepreneur qui voudrait suivre le même chemin, le point de chute qui lui conviendra. « Regardez ce que vous avez à proposer et allez là où c’est adapté », conseille le dirigeant. S’ensuivra un travail de longue haleine pour entrer dans les réseaux locaux et dénicher des opportunités.
Pour constituer son équipe, il s’est entouré d’Allemands « pour ne pas faire de bêtises ».
Par ailleurs, il a lui-même appris la langue, qu’il ne parlait pas à son arrivée dans le pays. Entre autres qualités, « l’aspect biculturel est fondamental, souligne-t-il. Il faut des gens qui soient capables de comprendre les deux cultures ». Cooptation entre entrepreneurs Sur un marché de l’emploi tendu, il a, comme beaucoup de chefs d’entreprise, connu les difficultés inhérentes à ce type de contexte. « Il est difficile de trouver de bons profils. Il n’y a pas assez de gens formés dans l’IT.
Aussi, il faut en chercher, vendre sa vision. Pour cela, ne passez jamais une annonce, cela ne sert à rien : rentrez dans les réseaux. En tant qu’entrepreneur, il faut passer beaucoup de temps dans les réseaux. Petit à petit, on va vous aider. Il y a beaucoup de cooptation entre les entrepreneurs », développe-t-il.
Côté commercial, il confirme qu’une réunion client ne s’improvise pas. « Il faut être beaucoup plus précis dans la préparation. Savoir de quoi on va parler, avoir sa feuille de route. Se tenir aux points de la réunion, dans l’ordre ». Inutile de compter séduire son interlocuteur sans un dossier solide. « Les clients ont besoin de voir des projets que vous avez faits.
Au début, j’ai décroché un projet à plus d’un million d’euros sans qu’on me demande mon chiffre d’affaires « . Un projet dont il estime qu’il ne l’aurait sans doute pas décroché en France.
Pour développer son activité, il a participé à des salons. « Il faut les cibler. Cela ne veut pas dire être présent en tant qu’exposant mais aller sur place, avoir le feeling », témoigne-t-il. Ancien exposant au Cebit, il ne compte toutefois pas reproduire l’expérience : « Vous ne ferez pas de business. Les gens qui se connaissent se saluent », regrette-t-il. Autant de moyens de se faire reconnaître et de devenir un partenaire privilégié. « Mon associé m’a ouvert son carnet d’adresses au bout de cinq ans… », témoigne le dirigeant.

Une langue européenne


L’allemand est la langue maternelle la plus parlée dans l’Union européenne. 

L’intérêt pour l’apprentissage de l’allemand augmente rapidement dans de nombreux pays.
L’allemand est l’une des 15 langues germaniques, une branche de la famille des langues indo-européennes.
Environ 130 millions de personnes en Allemagne, en Autriche, en Suisse, au Luxembourg, en Belgique, au Liechtenstein et dans le Tyrol du Sud (Italie) parlent l’allemand ou une langue seconde couramment utilisée.

C’est donc la langue maternelle la plus parlée dans l’Union européenne et l’une des dix langues les plus parlées. L’enquête de 2015 sur «l’allemand langue étrangère dans le monde» indique que 15,4 millions de personnes apprennent actuellement l’allemand en seconde langue. Le nombre de personnes parlant l’allemand comme langue étrangère dans le monde peut être estimé à environ 100 millions.

L’une des raisons pour lesquelles l’importance de l’allemand est disproportionnellement élevée par rapport au nombre de personnes qui le parlent tient à la puissance économique du pays, qui rend la langue très désirable. 

Cette opportunité contribue à mener une politique active de diffusion de la langue allemande: en soutenant des installations d’enseignement des langues en Allemagne et à l’étranger, en octroyant des bourses d’études ou en proposant des offres académiques aux étudiants internationaux mobiles. Cela ressort également de l’intérêt de plus en plus grand porté à l’allemand, en particulier aux puissances montantes de la Chine, de l’Inde et du Brésil, ainsi qu’à d’autres régions à forte croissance du continent asiatique, où la demande a quadruplé depuis 2010.

Parmi les institutions importantes pour l’apprentissage de l’allemand, on compte les 140 écoles allemandes situées en dehors de l’Allemagne et près de 2 000 écoles qui mettent l’accent sur les cours d’allemand, qui font partie de l’initiative «L’École: des partenaires pour l’avenir» (PASCH).
En 2016, environ 278 000 personnes ont suivi des cours de langue au Goethe-Institut, qui propose des cours d’allemand langue étrangère et des tests de langue dans plus de 90 pays.
Avec des programmes d’apprentissage en ligne gratuits, des vidéos, des supports audio et imprimés, Deutsche Welle propose des cours d’allemand en ligne pour débutants et orateurs confirmés.

En revanche, la pertinence de l’allemand en tant que langue d’études internationales est en train de diminuer. 
La part globale des articles en allemand dans les publications scientifiques ne représente que 1% dans les bases de données bibliographiques.
L’allemand revêt une plus grande importance en tant que langue d’enseignement en sciences humaines et sociales. 

Les érudits non germanophones publient très rarement en allemand, alors que les érudits germanophones publient beaucoup en anglais.
Pourtant, sur Internet, l’allemand joue un rôle important. En ce qui concerne les langues les plus utilisées selon les sites Web, l’allemand occupe la troisième place, loin derrière l’anglais, mais juste derrière le russe.

La mondialisation exerce une pression sur toutes les langues internationales, ce qui renforce sensiblement la position de l’anglais en tant que langue mondiale. Néanmoins, l’allemand restera une langue internationale importante.

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